Le rejointoiement d’une façade détermine en grande partie le résultat final de votre maçonnerie.
Non seulement sur le plan technique, mais aussi sur le plan esthétique. Voici quelques points d’attention lors du rejointoiement de votre façade.
Le rejointoiement d’une façade détermine en grande partie le résultat final de votre maçonnerie.
Non seulement sur le plan technique, mais aussi sur le plan esthétique. Voici quelques points d’attention lors du rejointoiement de votre façade.
Dans une maçonnerie décorative, le joint contribue à déterminer l’aspect de la façade. La couleur, l’épaisseur, le type de joint et la structure jouent notamment un rôle déterminant dans le résultat final.
Avant de commencer les travaux de rejointoiement, il est donc important que l’entrepreneur et le maître d’ouvrage se mettent d’accord sur le résultat final. Pour ce faire, des échantillons peuvent être réalisés sur la maçonnerie exécutée. En général, trois échantillons d’une superficie minimale de 0,25 m² chacun sont réalisés. Évaluez la couleur, la finition et le type de joint dans des conditions réalistes.
Éliminez tous les résidus de poussière et de mortier présents dans les joints et sur les briques de parement. Prévoyez une profondeur d’au moins 10 mm pour le mortier de jointoiement dans le joint (15 mm est idéal). Si nécessaire et si les joints sont trop peu profonds, grattez-les davantage, meulez-les et brossez-les. Les briques éventuellement endommagées peuvent encore être remplacées à ce stade.
En fonction du pouvoir absorbant de la brique, humidifiez légèrement la façade si nécessaire avant le rejointoiement et commencez les travaux lorsque l’eau libre a disparu de la surface.
Respectez scrupuleusement les prescriptions de mise en œuvre du fabricant. Mélangez de préférence mécaniquement et utilisez de l’eau de distribution propre. Afin d’éviter les différences de couleur dues aux différentes conditions météorologiques, terminez toujours une même surface le même jour.
Les travaux de rejointoiement ne peuvent pas être réalisés en cas de pluie ou de gel. Pressez et compactez correctement le mortier de jointoiement.
Pour obtenir un effet particulier, vous pouvez ajouter de petits coquillages, des grains de quartz ou du mica au mortier de jointoiement. Les grains de quartz sont des particules de sable dures qui donnent une texture granuleuse et scintillante. Le mica se présente sous la forme de fines paillettes brillantes qui apportent un scintillement subtil. Il est préférable de tester d’abord le résultat sur une petite surface d’essai.
Lisez également notre article sur les différents types de mortiers de jointoiement.
L’épaisseur nominale d’un joint est de 10 à 12 mm. Dans le cas d’un appareillage modulaire, l’épaisseur des joints est déterminée en fonction des dimensions des briques livrées, de manière à respecter l’appareillage modulaire. L’épaisseur des joints est généralement d’au moins 10 mm. Les joints verticaux ouverts dans le mur creux doivent être exempts de mortier.
Les travaux de rejointoiement sont réalisés par des professionnels expérimentés, conformément à la NIT 208 – Rejointoiement des maçonneries (CSTC, 1998).
Laissez d’abord la maçonnerie sécher complètement et se stabiliser, généralement pendant quelques mois, afin que les phénomènes de retrait et les différences de couleur puissent s’atténuer. Réalisez ensuite le rejointoiement en une seule phase. Cela réduit le risque de fissures, de différences de couleur et de décollement des joints. Travaillez chaque pan de façade en une seule fois et utilisez du mortier provenant du même lot de fabrication afin d’éviter les différences de couleur.
Lorsqu’il existe un risque que le mortier de jointoiement perde trop d’eau (en cas de briques très absorbantes ou par temps très chaud ou fortement desséchant), une humidification ultérieure par brumisation et, si nécessaire, une protection par recouvrement sont indispensables afin d’éviter un séchage prématuré.
De même, si de fortes pluies sont attendues peu après la fin des travaux, il est recommandé de prévoir une protection adéquate contre le lessivage.
QUAND FAUT-IL REJOINTOYER UNE FAÇADE ?
Rejointoyez de préférence votre façade quelques mois après la réalisation de la maçonnerie, afin que le mur soit suffisamment sec. Les travaux de rejointoiement doivent idéalement être réalisés par temps sec et à des températures modérées. Les conditions extrêmes telles que la pluie, le gel ou la chaleur doivent être évitées, car elles peuvent affecter la qualité des joints.
POURQUOI DES FISSURES APPARAISSENT-ELLES DANS LES JOINTS ?
Les fissures dans les joints sont généralement dues aux conditions météorologiques, au retrait du mortier ou aux mouvements du bâtiment. Les cycles de gel et de dégel peuvent également provoquer des dommages.
QUELLE EST LA DURÉE DE VIE DES JOINTS ?
La durée de vie des joints est en moyenne de 20 à 30 ans, en fonction du matériau, de la mise en œuvre et de l’exposition aux intempéries et au vent.
POURQUOI UN BON REJOINTOIEMENT EST-IL SI IMPORTANT ?
Les joints ne déterminent pas uniquement l’aspect esthétique de la façade, ils contribuent également à :
QUAND FAUT-IL RÉNOVER LES JOINTS ?
Les joints doivent être rénovés lorsqu’ils commencent à s’effriter, que des fissures sont visibles, qu’ils se détachent ou sonnent creux. Des joints endommagés peuvent permettre à l’humidité de pénétrer dans la façade, ce qui peut entraîner des dégâts dus au gel, endommager les briques ou même provoquer des problèmes structurels. Intervenez à temps afin d’éviter des réparations plus importantes et plus coûteuses.