Reference photo new construction apartment in Nieuwpoort

Le confort estival, nouvel enjeu architectural

wienerberger contribue au confort thermique des bâtiments avec ses matériaux céramiques
Les épisodes de chaleur que nous connaissons aujourd’hui pourraient bien laisser place à une véritable saison de canicule récurrente d’ici la prochaine génération. C’est l’un des enseignements d’une étude menée par la KU Leuven et le bureau d’architecture Archipelago pour le compte de Verozo. En s’appuyant sur les modèles climatiques développés par la KU Leuven, les chercheurs ont évalué l’impact de la hausse des températures sur les logements belges. 

24/06/2026

L’architecte-chercheur Joost Declercq a identifié plusieurs leviers d’action :

  • rafraîchir l’environnement immédiat,
  • limiter les apports de chaleur,
  • privilégier les solutions passives de refroidissement
  • et ne recourir aux techniques actives qu’en dernier ressort.

Grâce à ses matériaux durables en terre cuite, wienerberger apporte une réponse concrète aux deux premiers niveaux de cette stratégie.

L’étude de la KU Leuven révèle que, dans les décennies à venir, les logements belges seront de plus en plus exposés au stress thermique sous l’effet du réchauffement climatique. Pour la première fois, les conséquences de la hausse des températures ont été analysées à grande échelle pour l’ensemble du parc résidentiel de notre pays. Et le constat est sans appel : sans adaptation rapide, la surchauffe risque de devenir un phénomène structurel plutôt qu’un problème ponctuel, avec des répercussions sur tous les ménages belges.

Les chercheurs ont étudié plusieurs scénarios correspondant à un réchauffement global de 2 °C et de 3 °C. Dans le scénario le plus pessimiste, mais jugé plausible, le seuil des 2 °C pourrait être atteint dès 2039. La Belgique connaîtrait alors jusqu’à onze jours de canicule par an. Le cap des 3 °C pourrait être franchi dès 2063, faisant de situations aujourd’hui exceptionnelles une nouvelle normalité. Actuellement, peu de logements belges sont exposés à des températures extérieures supérieures à 25 °C pendant plus de quarante jours par an. Avec un réchauffement de 2 °C, cette situation concernerait déjà près d’un logement sur cinq, soit plus d’un demi-million de maisons et environ 150 000 appartements. Dans un scénario à +3 °C, près de 4,8 millions de logements, soit environ 90 % du parc immobilier belge, seraient concernés.

Les conséquences ne se limitent pas aux journées de forte chaleur. Les nuits chaudes représentent un enjeu majeur pour la santé. « Lorsque les températures nocturnes restent élevées, le sommeil et la récupération de l’organisme sont perturbés, avec un impact particulièrement important pour les personnes âgées, les jeunes enfants et les personnes fragilisées », explique Joost Declercq.

Rafraîchir l’environnement

Pour les chercheurs, il est essentiel d’agir à la fois sur les causes du réchauffement climatique (atténuation) et sur ses conséquences (adaptation). Afin de traduire concrètement ces stratégies d’adaptation, l’ingénieur civil-architecte Joost Declercq s’appuie sur l’échelle de refroidissement, une approche en quatre étapes, destinée à limiter les risques de surchauffe. « La première étape consiste à agir sur l’environnement immédiat. Les gains les plus importants se situent souvent à l’extérieur du bâtiment : davantage d’ombre, plus d’évaporation, réduction de l’effet d’îlot de chaleur urbain... Plusieurs leviers peuvent être activés. La création de réseaux bleu-vert en fait partie : l’eau et la végétation contribuent naturellement à rafraîchir l’environnement. À l’échelle urbaine, il est également important de réfléchir à l’orientation des aménagements et à la circulation de l’air entre les bâtiments afin d’évacuer la chaleur accumulée », explique Joost Declercq.

Dans cette logique, wienerberger apporte sa contribution au développement de ces réseaux bleu-vert grâce à son pavé en terre cuite drainant Passaqua. Les joints élargis entre les pavés favorisent l’infiltration des eaux pluviales directement dans le sol et conservent leurs performances, même plus de dix ans après la pose.

Faire barrière au soleil et à la chaleur

L’étape suivante de l’échelle de refroidissement consiste à empêcher la chaleur de pénétrer dans le bâtiment. Joost Declercq : « Un bon projet commence par un plan d’ensemble cohérent. La forme du bâtiment et son orientation déterminent en grande partie son comportement face à la chaleur. Les façades est-ouest sont les plus exposées, car elles reçoivent un ensoleillement prolongé en été selon un angle quasi perpendiculaire. Au sud, le soleil est plus haut : un simple auvent ou une façade plus épaisse suffit à le bloquer, alors qu’il peut encore pénétrer en hiver et apporter des gains thermiques. »

Autre facteur clé encore trop peu pris en compte : la surface vitrée. « Les bâtiments actuels comportent souvent trop de vitrage. Sous nos latitudes, un taux de vitrage moyen d’environ 40 % de la façade constitue généralement un bon équilibre entre apport de lumière naturelle, gains solaires en hiver et confort en été. Mais ce ratio doit être adapté selon l’orientation et l’exposition. Les architectes disposent aujourd’hui d’outils de simulation permettant d’identifier les zones critiques. »

Bonne nouvelle : un bâtiment bien conçu n’est pas nécessairement plus coûteux et apporte de solides avantages. « En agissant sur l’orientation, la volumétrie, le vitrage, la protection solaire et les stratégies passives, il est possible de réduire fortement les besoins de refroidissement dès la conception. Comme l’illustre d’ailleurs le nouveau bureau d’Archipelago, où la proportion de vitrage a été ajustée selon l’orientation et limitée au minimum. »

C’est à ce niveau — l’enveloppe du bâtiment — que les solutions de wienerberger prennent tout leur sens. La toiture inclinée est souvent la surface la plus exposée au soleil. Une toiture fermée et correctement isolée limite les apports de chaleur à leur point d’entrée principal. Les tuiles en terre cuite de teinte claire réfléchissent davantage le rayonnement solaire, participant ainsi à la réduction de l’effet d’îlot de chaleur. Le même principe s’applique aux briques de parement claires ou blanches.

Dans une conception bien pensée, un juste équilibre entre surfaces vitrées et pleines ainsi qu’un choix judicieux de couleurs constituent la première ligne de défense de l’enveloppe du bâtiment. La protection solaire en représente la seconde. La période à risque s’étend désormais de mi-mars à début octobre. Plus l’isolation est performante, plus la chaleur est difficile à dissiper. 

Évacuation et stockage passifs

Le troisième échelon de la stratégie de refroidissement se penche sur ce qui se passe à l’intérieur de l’enveloppe du bâtiment. Pour Joost Declercq, certains leviers restent encore sous-exploités. « Peu de concepteurs y pensent, mais il est intéressant de limiter les apports de chaleur internes. Les équipements qui dégagent beaucoup de chaleur n’ont pas leur place dans les espaces de travail. Dans les bureaux d’Archipelago, nous avons regroupé les ordinateurs les plus puissants, utilisés pour les logiciels de conception, dans un local séparé. Les collaborateurs y accèdent à distance depuis leur ordinateur portable, qui génère beaucoup moins de chaleur. En hiver, la chaleur produite dans cette pièce est récupérée via l’échangeur thermique ; en été, elle est directement évacuée vers l’extérieur. » Joost Declercq insiste aussi sur l’organisation des espaces : les petites pièces se réchauffent plus vite que les grands espaces ouverts, ce qui permet d’agir dès la conception.

Une autre piste consiste à exploiter activement l’inertie thermique du bâtiment. « La masse thermique agit comme une éponge : elle absorbe la chaleur le jour et la restitue la nuit, lorsqu’elle peut être évacuée à moindre coût par ventilation intensive. Pour tirer pleinement parti de ce phénomène, il faut prévoir cinq à dix renouvellements d’air par heure, contre environ deux pour une ventilation hygiénique classique. La ventilation naturelle offre ici une réponse simple et efficace, à condition de l’intégrer dès la conception. Une masse thermique masquée par des faux plafonds ou des plaques de plâtre ne peut pas jouer son rôle. La ventilation naturelle renforce ce principe sans nécessiter d’installations complexes. Il suffit de créer un effet de cheminée en prévoyant une ouverture en façade au niveau inférieur et une autre en partie haute du bâtiment, par exemple dans une cage d’escalier ou au niveau d’une fenêtre de toiture. Et pour les éventuelles préoccupations en matière de sécurité, les fenêtres oscillo-battantes ou les grilles sécurisées apportent une réponse adéquate. »

La logique est simple : lorsque la chaleur parvient malgré tout à pénétrer dans le bâtiment, la priorité doit être de l’évacuer passivement. Protections solaires, ventilation nocturne, isolation et inertie thermique constituent les principaux leviers d’action. Combinées, ces stratégies permettent de réduire les besoins de refroidissement de 60 à 80 % dans les bâtiments de bureaux, voire de les supprimer totalement dans certains projets résidentiels. C’est précisément dans ce contexte que les blocs de construction en céramique démontrent tout leur intérêt. Ils atténuent les variations de température en stockant la fraîcheur accumulée grâce à la ventilation nocturne. Le bâtiment se réchauffe ainsi plus lentement au cours de la journée, améliorant naturellement le confort intérieur.

La technique en dernier recours

Lorsque les stratégies passives ne suffisent pas, cela ne signifie pas pour autant qu'il faille directement passer aux systèmes de refroidissement énergivores. Joost Declercq plaide pour une approche progressive. Un exemple parlant : les ventilateurs de plafond. En augmentant la vitesse de l’air, ils réduisent la température ressentie de 4 à 5 °C. Un geste simple, mais particulièrement efficace. Leur usage connaît d’ailleurs un regain important, notamment en France et en Allemagne, dans les écoles et bureaux qui veulent anticiper les besoins futurs. Cette prudence vis-à-vis du refroidissement actif s’explique facilement : la climatisation augmente les pics de consommation électrique et réchauffe l’environnement extérieur, déplaçant le problème plutôt que de le résoudre. Le refroidissement actif reste donc une solution de dernier recours.

De l'observation à la pratique

L’étude met en évidence un changement de paradigme : le confort thermique en été devient aussi essentiel que le chauffage en hiver. Cette vision rejoint celle de Joost Declercq, selon laquelle les réglementations et directives devraient donner explicitement la priorité aux stratégies passives. Il n’est d’ailleurs pas seul à défendre cette approche. La Commission européenne adopte une approche similaire dans ses documents d’accompagnement de la nouvelle directive sur la performance énergétique des bâtiments (EPBD).

Pour wienerberger, l’enjeu est clair. L’adaptation au changement climatique nécessite des solutions applicables à grande échelle, tant en construction qu’en rénovation, et compatibles avec les pratiques actuelles des architectes et des entrepreneurs. L’échelle de refroidissement offre une approche structurée pour y parvenir, avec un enchaînement d’étapes logiques, auxquelles les matériaux de construction en céramique donnent corps de manière concrète : des revêtements perméables qui contribuent à rafraîchir l’environnement aux tuiles et briques de parement qui régulent les apports de chaleur, jusqu’aux bâtiments où les installations techniques ne jouent plus un rôle central, mais viennent simplement compléter l’efficacité intrinsèque de l’enveloppe bâtie.

 

 

En collaboration avec architecte-chercheur Joost Declercq.

 

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